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Les larmes de Potap

Nadège Mazery

Auto-éditée

 

Quatrième de couverture

 

"Je m’appelle Potap. Potap Kerenski pour être précis. Je suis né à Tcheboksary, en Tchouvachie, sur les bords de la Volga, à 600 km à l’est de Moscou. Aujourd’hui, entouré de ma famille et de mes rares amis, je célèbre mes 18 ans. Un âge où, juridiquement, je deviens pleinement responsable de mes actes. Quels qu’ils soient. Pour ma part, j’assume totalement les miens. En conséquence, n’en déplaise à mon frère, ceci est mon dernier anniversaire."

 

Résumé


La couverture et la quatrième de couverture m'avaient laissée penser que ce livre était un thriller. Or, je me suis trompée.

 

C'est un livre noir, mais par le sujet. Potap est un jeune russe, perdu, qui n'attend rien de la vie, qui se sent délaissé par l'Etat et par sa famille. Il se drogue avec ses deux copains, dans les caves. N'ayant pas de ressources, les trois amis fabriquent eux-mêmes du Krokodil, un mélange de drogue, d'essence, etc. Le jour de ses dix-huit, Potap est surpris par Mak, son demi-frère qu'il n'a pas vu depuis sept ans, en train de se faire une injection.

 

Mon avis

 

J'ai énormément aimé le style de Nadège Mazery. Le narrateur est Potap, ce qui donne de la véracité au récit. Hier soir, je me suis aperçue que j'étais plongée dans l'histoire et que j'y croyais tellement que j'avais eu l'impression que je lisais une autobiographie, tant l'écriture rendait le récit réel.

 

En Russie, l'Etat ne fait absolument aucune action pour aider les toxicomanes. Quelques centres existent, mais avec des méthodes très dures et innommables. Bien que je sois informée des ravages de la drogue, j'ai été effarée par certains dégâts physiques décrits dans Les larmes de Potap. L'auteure a aussi pris soin de nous dépeindre le contexte politique et social en Russie et en Ukraine, par la voix de Mak.

 

Les personnages sont ambivalents. Comme dans la vie, nous prenons le temps de les découvrir. Nous ne savons pas immédiatement si nous les aimons ou pas. L'histoire s'étend sur un an, aussi, chacun révèle ses qualités et défauts, ses bonnes actions et ses mauvais actes. Excepté le grand-père de Potap que j'ai aimé très vite et un surveillant de centre que j'ai détesté, pour les autres protagonistes, il y a des nuances.

 

L'histoire est prenante, des drames se produisent, des malheurs sont annoncés, mais ce livre est aussi porteur d'espoir. Ce mélange nous tient en haleine.

 

Même si je n'avais pas saisi le sujet des Larmes de Potap avant ma lecture, je suis heureuse de cette découverte, c'est une très belle surprise. Ce roman est plein d'enseignement et nous pousse à la réflexion. Il est criant de réalisme et de véracité. C'est un cri du cœur.

 

Merci beaucoup à Nadège Mazery pour ce service presse.