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L'audace d'une étoile

Corine Valade

Editions De Borée

 

Un roman passionnant

 

Résumé

 

Anaïs-Mauricia Bétant naît à Thiers, en 1880. C'est une petite fille pleine d'audace. En 1924, après un mariage raté, elle intègre le monde du cirque, dans un numéro très dangereux dans un auto-bolide. Ce numéro la fera voyager dans de nombreux pays : Amérique, Russie, Allemagne, etc. Elle fera de nombreuses rencontres : des amours, des amis, une journaliste : Jacqueline, Samuel qui est un phénomène de cirque à l'humour décapant (je l'adore), Gustave, etc.

 

Mon avis

 

Mauricia est une femme libre, très moderne pour son époque. Le traitement d'un des éléphants du cirque n'est pas sans rappeler des événements actuels. Nous sommes en 1905, et, le sentiment de notre héroïne est digne de notre siècle. Elle est une femme de caractère qui sera choquée, par exemple, par la ségrégation. J'ai beaucoup aimé cette femme passionnée.

 

Ce livre nous parle aussi de la vie du début du Xxème siècle. Les plaisirs de l'époque, les arts, la place de la femme et la manière dont certaines détournent les règles...mais aussi le début de la SPA.

 

L'écriture de Corine Valade est un plaisir à lire, elle est fluide, très agréable. J'ai aussi, encore une fois, beaucoup apprécié les annotations en bas de page, qui sont un vraie valeur ajoutée à la lecture.

 

Corine Valade à centré l'histoire sur la partie artistique de le vie de l'héroïne. Mon seul petit regret est que l'auteure nous apprend que Mauricia a été une héroïne pendant la guerre, elle a caché des Juifs. En 1945, elle deviendra maire d'Othis. C'est une période de sa vie, que j'aurais aimé découvrir de manière plus approfondie. 

 

Conclusion

 

L'audace d'une étoile est l'histoire d'une femme très attachante, admirable, courageuse et passionnée, qui se lit d'une traite. Contrairement à ce que je pensais, ce n'est pas que l'histoire du cirque, c'est un beau portrait de femme, en avance pour son époque. Je suis heureuse d'avoir découvert ce roman. 

 

⭐️

Merci beaucoup à Virginie et aux Éditions De Borée pour l'envoi de ce service presse.

 

Chronique écrite le 19 décembre 2017