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La femme à la fenêtre

A.J. Finn

Presses de la Cité

 

Résumé

 

Anna Fox est une pédopsychiatre qui n’exerce plus depuis que la séparation avec son mari et sa fille a déclenché une agoraphobie extrêmement sévère. Elle ne peut plus mettre un seul pied dehors, elle vit recluse dans sa grande maison, joue aux échecs sur internet, boit énormément de merlot, regarde des vieux films en noir et blanc et fréquente un site internet regroupant des agoraphobes. Son occupation principale est d’espionner ses voisins. Un soir, elle est témoin d’un crime. Personne ne la croit puisque personne n’a disparu. Elle-même doute de sa raison. Le mélange alcool-médicaments n’est pas très bon.

 

Mon avis

 

J’ai vu passer ce livre sur tous les réseaux sociaux et ce que j’en lisais me donnait envie de le lire. Je m’attendais à un suspense incroyable, à des retournements de situation que je n’aurais pas vu venir et à un rythme haletant.

 

Or, j’ai compris, dès les premières pages, un élément essentiel de l’intrigue. Le rythme n’est pas haletant, au contraire, puisque nous sommes confinés à l’intérieur de la maison avec Anna, nous ressentons la sensation d’enfermement. Il m’a fallu une centaine de pages pour entrer vraiment dans l’histoire.

 

Et pourtant …

 

... bien que ce livre ne soit pas celui auquel je m’attendais, je l’ai beaucoup apprécié. Pas pour les raisons que j’avais imaginées, mais pour le suspense psychologique.

 

La personnalité et la pathologie d’Anna, ainsi que son quotidien, sont très bien décrits. Aussi, je me suis beaucoup attachée à elle et j’ai ressenti énormément d’empathie pour elle. Un passage m’a énormément touchée, j’en ai même eu les larmes aux yeux. J’ai ressenti les souffrances de cette femme, enfermée dans cette vie, sans lien extérieur autre que les conversations avec son mari, sa fille, sa kiné, son locataire et son psy. J’ai eu la sensation d’être, moi aussi, confinée dans cette maison, ce qui crée une tension que l’on ressent vraiment.

 

L’écriture rend la lecture plaisante. Elle est fluide et complètement adaptée à la situation. Les nombreux dialogues rendent l’histoire dynamique.

 

De plus, il m’est arrivé de douter de mes certitudes et de trembler par moments. Certains moments m’ont fait avoir peur. L’auteur fait monter la pression par petites touches. Il m’est arrivé de ne plus savoir qui croire. Les voisins disent-ils la vérité ? Toutes les drogues d’Anna ne créent-elles pas des hallucinations ?

 

Enfin, un des switchs de la fin m’a surprise. Celui-là, je ne l’avais pas vu venir. J’ai été stupéfaite et ravie que A. J. Finn ait quand même réussi à m’avoir.

 

Conclusion

 

Bien que l’auteur n’ait pas renouvelé le genre, cela a fonctionné sur moi. J’ai beaucoup aimé l’analyse psychologique du personnage principal. La femme à la fenêtre n’est pas le livre que j’attendais, cependant, il m’a plu pour d’autres raisons. 

 

Je remercie sincèrement Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour m’avoir donné l’opportunité de lire Femme à la fenêtre.

 

#AjFinn #NetGalleyFrance