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La maison au bord de la nuit

Catherine Banner

Presses de la Cité

 

Quatrième de couverture

 

Une île, un siècle d’amours, de drames, de petits prodiges et de grands miracles.
Au large de la Sicile, sur l’île de Castellamare, caillou fertile bercé par le sirocco et les légendes locales, Amedeo Esposito peut enfin poser ses valises. Élevé à l’orphelinat de Florence, ce médecin a un don pour le bonheur. Or, l’île lui réserve bien des surprises. À commencer par
l’amour : partagé entre deux femmes, Amedeo fait le choix de bâtir avec l’une. Et qu’importe si l’abandon de l’autre lui coûte sa réputation et son titre de médecin ; avec celle qu’il épouse et les quatre enfants qu’elle lui donne – dont Maria-Grazia, la rescapée, la prunelle de ses yeux –,
Amedeo restaure une vieille bâtisse surplombant l’océan et rouvre le café qu’elle abritait.

 

C’est ici, dans la Maison au bord de la nuit, sur fond de guerre ou de paix, de crise ou de prospérité, que trois générations d’Esposito vont vivre, mourir, aimer, se déchirer, s’effondrer et se relever, sous le regard de la sainte patronne locale, Sant’Agata, toujours prompte à réaliser quelques miracles…

 

Dans cette saga familiale qui témoigne d’une maîtrise romanesque rare, Catherine Banner donne
vie à une constellation de personnages inoubliables.

 

Mon avis

 

J’ai eu envie de lire ce livre après avoir entendu Gérard Collard en parler. Comme souvent, me direz-vous.😀

 

Nous suivons la famille Esposito sur trois générations, bien que l’accent soit essentiellement mis sur Amadeo, puis, sur sa fille Maria-Grazia.

 

La première partie concerne Amadeo, cet orphelin qui, contre toute attente a réussi à devenir médecin. Il obtiendra un poste, à Castellamare, une île au sud de Syracuse. Il tombe amoureux de cet endroit et de ses habitants. La vie est lente, ensoleillée et les insulaires sont très attachés à Sant’Agata, une Sainte à qui ils prêtent de nombreux miracles. Il fera un choix qui lui coûtera sa place de médecin, mais, il rebondira très vite en rouvrant le café de l’île. Celui-ci en deviendra le point central.

 

Cet homme doux aura quatre enfants, dont une fille Maria-Grazia, née prématurée et avec un handicap. Armée de l’amour de ses parents, de sa volonté et de son courage, elle deviendra une femme merveilleuse.

 

Ce roman est essentiellement une ambiance. J’ai eu la sensation d’être sur cette île, isolée du continent. Je pense avoir été influencée par la couverture, car je m’aperçois que la représentation de l’histoire que je me suis faite est en noir et blanc, comme dans les vieux films. J’ai vu des petites ruelles, des montées, le café, etc. Les descriptions m’ont transportée dans ce lieu, mais sans la couleur, ce qui me laisse un sentiment de douceur, d’authenticité et de pittoresque.

 

En un siècle, bien entendu, il s’en passe des choses. La Première Guerre Mondiale, la montée du fascisme, la modernisation avec les voitures, la télévision couleur, la crise des subprimes, etc. atteindront Castellamare. J’ai beaucoup aimé ressentir de quelle façon les habitants ont appréhendé ces événements et ces changements, de quelle manière, ils se sont adaptés. Ce roman apporte une vision sociologique du siècle dernier.

 

Sur une petite île, tout le monde se connaît. Dans ce livre, il y a des querelles, des amitiés, des rivalités, de la générosité, des trahisons, des commérages, etc. C’est une vraie tranche de vie. Que ce soient les personnages principaux ou secondaires, ils sont tous essentiels à l’histoire. Et l’île, elle-même, est un personnage à part entière. Certains ne veulent pas la quitter et d’autres ne souhaitent que la fuir.

 

Conclusion

 

Il est très difficile de retranscrire mon avis sur ce livre. Pendant 500 pages, j’ai été transportée ailleurs et j’ai vécu à Castellamare, j’ai vu les lézards, entendu la mer, écouté les conversations de comptoir, dans le café Au bord de la nuit, je me suis méfiée de l’ouverture de la banque, etc. J’ai eu envie de faire partie de cette vie. Il faut lire ce roman pour comprendre l’ambiance. J’ai énormément aimé La maison au bord de la nuit et je vous le recommande. C’est un roman émouvant, brûlant d’humanité et d’espoir.