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Le syndrome du morveux

David Ruiz Martin

Auto-édité

 

Résumé

 

Un homme enlève quatre personnes. Il ne semble pas avoir choisi ses victimes au hasard. Il ne demande pas de rançon. Les kidnappés vont vivre un enfer…

 

Mon avis

 

Un thriller magistral

 

À la lecture de mes dernières critiques, vous avez peut-être compris que, pour moi, l’orthographe, le style, etc. sont des éléments importants, lorsque je lis un livre. L’auteur a eu l’honnêteté de me prévenir, lors de l’envoi de son thriller, que ce livre avait été commencé, il y a sept ans, qu’il subsistait des erreurs et que c’est un point qu’il avait fait évoluer au fil des années. Ma sincérité dans mes chroniques m’oblige à vous dire que j’ai été gênée par des fautes d’orthographe, de ponctuation et typographie, et de rares entorses grammaticales. J’ai quand même continué à lire, car, j’ai été happée immédiatement par l’histoire, et j’ai décidé de passer outre (même si mon obsession m’a fait corriger mentalement les erreurs que je voyais). Néanmoins, l’auteur a une plume très fluide, avec une connaissance certaine du français et des tournures de phrases, qui rend la lecture addictive.

 

Ce thriller est, cependant, magistral. Le suspense est incroyable et très bien maîtrisé, la tension augmente crescendo. L’auteur nous fait passer par toute une palette de sentiments et nous fait réfléchir. En effet, alors qu’il nous décrit des scènes effrayantes de torture, nous passons de la haine à l’empathie, puis, au dégoût au sujet du tortionnaire. Les scènes sont tellement réalistes que nous avons l’impression de vivre, de ressentir ce que subissent les prisonniers. Certaines scènes sont très difficiles à lire, tant ce forcené sombre dans la folie.

 

J’ai un peu discuté par message privé avec David Ruiz Martin. Je l’ai trouvé très sympathique. Aussi, je me demande, quel esprit a pu produire des écrits si noirs. À mon avis, il y a de Karin Slaughter, de Claire Favan et de Karine Giebel dans cet auteur. Il arrive à vous retourner le cerveau, il vous décrit des horreurs… et, vous en redemandez.

 

Si ce livre était passé par un éditeur, avec une relecture classique et une campagne de promotion, ce serait le livre parfait et je pense, sincèrement, qu’il aurait un grand succès. J’ai encore dans ma Pile À Lire, un autre livre du même auteur, et je suis curieuse de savoir ce que son imagination a encore pu créer. David Ruiz Martin a un talent énorme.

 

Je remercie David Ruiz Martin pour ce SP.

 

Chronique écrite le 3 novembre 2017.

 

Je rajoute à ma chronique d’origine, que l’auteur m’a indiqué avoir corrigé des fautes dans la nouvelle version.

 

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