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Que les murs nous gardent

David Ruiz Martin

TheBookEdition

 

Présentation éditeur

 

Georges Larsen, homme d'affaires richissime, acquiert un vieux manoir et y invite des amis ainsi que leurs enfants pour les vacances.

 

Loin d'écouter les ordres du propriétaire, c'est durant une balade nocturne entre ses murs que les trois ados vont mettre la main sur une photo d'un autre âge mais bien familière.
Mais leur curiosité va éveiller une chose tapie dans les abymes du manoir...

 

Jusqu'où iriez-vous pour protéger un secret vieux de plusieurs vies ?
Quels sacrifices seriez-vous prêts à commettre pour protéger les vôtres ?

 

C'est l'histoire d'un manoir bâti cinq siècles auparavant.
C'est l'histoire qu'ont à raconter ses murs.
Ce sont autant de vies, de naissances et de joies, mais aussi de mensonges, de peines et de drames.
Et d'un amour entre deux soeurs...
Mais plus que tout, c'est l'histoire d'une famille détruite par la honte.

 

Ma présentation

 

Une critique est toujours subjective. Celle-là va l’être d’autant plus que je ne lis pas ce genre de littérature. C’est un livre d’horreur.

 

Pourquoi l’ai-je lu, alors ? Par respect pour l’auteur qui me l’a gentiment envoyé après m’avoir fait fait parvenir son excellent thriller Le syndrome du morveux. Et aussi parce que la curiosité me poussait à savoir ce qu’il avait encore pu imaginer. Le résumé était attractif. Mais je l’ai prévenu que je n’irai peut-être pas au bout. Je suis tellement peureuse.

 

Et pourtant… je l’ai lu entièrement.

 

David Ruiz Martin m’avait dit de lire ce livre tard le soir, seule, avec juste une petite source de lumière. Euh… comment dire que je suis du genre à avoir peur des craquements de ma maison. J’ai un peu retardé la lecture, j’avais peur de ne pas réussir à entrer dans l’univers de ce livre.

 

Georges Larsen et sa famille viennent d’emménager dans un superbe manoir. Ils y invitent deux couples d’amis et leurs enfants pour des vacances. Le personnel de maison comprend une gouvernante et un jardinier.
Une nuit, les adolescents vont faire certaines découvertes…

 

Mon avis

 

La plume de David Ruiz Martin est toujours aussi percutante et addictive. Par ses mots, il vous entraîne dans son univers … à vos risques et périls. Il n’y a aucun temps mort. Dans son premier roman, j’avais été gênée par certaines fautes. Dans celui-ci, hormis quelques rares coquilles, il n’y en a pas. La lecture est un vrai plaisir.

 

Car l’auteur sait faire monter la tension de façon exponentielle. Pendant la première partie du livre, je fanfaronnais. Je disais que je n’avais pas peur, puisque je ne crois pas au surnaturel. La seule scène qui m’avait angoissée, était une scène réaliste, sans surréalisme. Mais c’est normal, elle parle de ma grande phobie des araignées. Ensuite, les choses se corsent, la peur monte… Ce n’est pas l’horreur qui crée cette angoisse, car ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est qu’il n’y a pas d’histoires de zombies, de vampires et autres, le surnaturel devient plausible, un peu comme dans le film Le sixième sens. Je suis désolée, mes références datent un peu. L’horreur, pendant la plus grande partie du livre, est psychologique. Dans cette histoire, il n’y a pas de scènes gratuites, elles ont toutes leur importance dans le déroulement de l’histoire. D’ailleurs, il m’est arrivé de me demander comment faisait l’auteur pour semer ainsi des éléments qui ont tous leur importance à un moment ou un autre. Il n’y a aucun passage à enlever.

 

L’histoire est très intéressante. David Ruiz Martin arrive à nous faire éprouver de l’empathie pour tous les personnages, en fonction de l’action. Personne n’est jamais complètement mauvais. Cela nous pousse à la réflexion. Certains personnages sont vraiment attachants.

 

Conclusion

 

Lors d’un salon, Bernard Simonay m’avait dit que, lorsqu’on aime l’écriture d’un écrivain, peu importe le style de l’histoire, si l’auteur sait nous emmener là où il l’a imaginé. C’est ce que je ressens avec l’auteur de Que les murs nous gardent. Je ne vais toujours pas lire de livres d’horreur, sauf si David Ruiz Martin en écrit.

 

Chronique écrite le 28 novembre 2017.

 

Du même auteur

 

Le syndrome du morveux

Je suis un des leurs