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Le dernier chant du rossignol

Nathalie Thomas-Verney

Le Lys Bleu Editions

 

Quatrième de couverture

 

Nous sommes en 1915. Alors que beaucoup pensent que la guerre sera bientôt terminée, Annabelle fait un triomphe à l’opéra de Paris avec l’œuvre de Debussy « Pelléas et Mélisande ». La voix de la jeune soprano ne passe pas inaperçue et elle se fait remarquer par le Tout-Paris.
Tandis qu’Annabelle est dans la lumière, son frère aîné, Thomas, reste dans l’ombre. Talentueux accordeur de pianos, il travaille depuis leur arrivée à Paris pour l’atelier Toruski, un facteur installé rue d’Antin, qui compte parmi ses célèbres clients Claude Debussy en personne.
Nés d’un père italien et d’une mère japonaise, les deux jeunes gens ont hérité d’un physique oriental à la fois troublant et androgyne. Leur ressemblance est frappante, mais, derrière la beauté de leurs traits, ils cachent un terrible secret.
A la fin du mois de juin, la comtesse de Rohan-Chabot se prépare à célébrer l’anniversaire de son époux, Louis Charles. Cette manifestation, qu’elle veut inoubliable, se tiendra dans leur château de La Motte Tilly. Grand admirateur d’opéra, le comte ne sait pas que son épouse lui a préparé une surprise : l’œuvre de Schubert l’« Ave Maria », interprétée dans le grand salon.
La jolie Annabelle Moriuchi, accompagnée de son frère Thomas, arrive donc un beau matin au château. La beauté androgyne du frère et de la sœur trouble beaucoup la comtesse qui ne connaît pas encore la fin tragique de sa soirée qui marquera ce lieu à jamais et changera le destin de tous.

 

Quelques précisions

 

J’ai eu l’honneur de lire Le dernier chant du rossignol, quelques mois avant sa sortie. Je remercie beaucoup Nathalie Thomas-Verney, et je suis très heureuse d’avoir pu apporter ma petite pierre à cette aventure.

 

Je ne connaisais pas l'auteure avant de découvrir Le dernier chant du rossignol. Nous avions échangé par le biais du groupe Facebook AUTEURS CHERCHENT AVIS, CHRONIQUE OU BETA-LECTURE.

 

Je ne relis quasiment jamais des livres que j’ai déjà lus. Les rares fois que je l’ai fait, c’était lorsque je poursuivais une saga et que beaucoup de temps s’était passé depuis que j’avais lu les tomes précédents.

 

J’ai relu Le dernier chant du rossignol, car je voulais le lire d’une traite, comme une lecture habituelle. Et j’ai pris autant de plaisir que la première fois.

 

Mon avis

 

Pour moi, ce roman est une pépite.

 

Tout d’abord, je suis amoureuse de l’écriture très douce de Nathalie Thomas-Verney.

 

Ensuite, Nathalie s’est énormément documentée pour écrire son livre. Elle s’est déplacée sur les lieux de son histoire. Un des personnages principaux est un talentueux accordeur de pianos, aussi, elle a rencontré, plusieurs fois, un accordeur professionnel. Elle a visité la maison Pleyel. Son récit est ainsi d’une précision et d’une véracité exceptionnelles. Cette lecture m’a énormément enrichie.

 

Les caractères des personnages sont tous très développés. Aussi, nous avons la sensation de les connaître. Je me suis énormément attachée à Thomas et Annabelle. J’ai une tendresse particulière pour Dominique, leur ami. Et j’aime beaucoup la comtesse de Rohan-Chabot, qui fait preuve d’un grand modernisme pour son époque. Mais, tous les protagonistes ne provoquent pas des sentiments positifs…
De plus, nos amis croisent des personnes réelles (Claude Debussy, par exemple), ce qui ancre l’histoire dans son époque.

 

L’alternance de voix provoque une intimité entre le lecteur et les personnages. Certaines parties sont relatées par un narrateur extérieur alors que d’autres sont racontées par la comtesse.

 

Le livre commence par le triomphe d’Annabelle, à l’opéra de Paris. Ce succès sera l’origine des événements qui suivront. Ce roman est une histoire de vie. Un des thèmes abordés dans Le dernier chant du rossignol est un sujet sensible pour moi. J’ai été admirative de la manière dont Nathalie Thomas-Verney l’a traité. Elle n’en a dit pas trop, elle le fait avec pudeur, toujours sur le fil. Dès le début, j’ai été conquise par le destin de Thomas et Annabelle. Lors de ma première lecture, Nathalie m’envoyait les chapitres au fur et à mesure, et j’étais impatiente de lire la suite, tant l’histoire est prenante. Les fins de chapitre donnent envie de découvrir ce qu’il se passe ensuite. Lorsque j’ai lu le livre broché que l’auteure a eu la gentillesse de m’envoyer, j’ai retrouvé cette avidité de poursuivre la lecture, alors même que j’avais toujours les éléments en tête.

 

Enfin, dans ce roman, certaines surprises sont grandes. Le récit est si bien construit que vous ne les voyez pas arriver. Avec sa plume intimiste, l’auteure vous guide, vous emmène là où elle le souhaite et vous la suivez. Je trouve le terme de plume bien approprié pour parler de son écriture. En effet, au-delà du sens du mot « plume » comme objet scripteur, le style de Nathalie Thomas-Verney m’évoque une plume d’oiseau, légère, sur laquelle le lecteur se pose et se laisse guider.

 

Conclusion

 

Même si je n’en avais pas parlé, Le dernier chant du rossignol avait été un gros coup de cœur, en 2017. Ma deuxième lecture le confirme. C’est un roman qui m’a provoqué énormément d’émotions, tant par l’écriture que par l’histoire. J’espère que Le dernier chant du rossignol bénéficiera de la vitrine qu’il mérite. En effet, je pense que ce livre devrait être un grand succès. J’espère vous avoir donné envie de le lire, car j’en suis complètement fan.

 

Je remercie sincèrement Nathalie Thomas-Verney pour tout ce que nous avons partagé, ainsi que pour l’honneur qu’elle me fait de me citer dans ses remerciements :

 

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Je suis tres touchée.❤️