IMG_3073

 

Le journal de Myriam

Myriam Rawick

Le Livre de Poche

 

Quatrième de couverture

 

« Je m’appelle Myriam, j’ai treize ans. J’ai grandi à Jabal Saydé, le quartier d’Alep où je suis née. Un quartier qui n’existe plus. »



Myriam tient son journal intime, comme tant de petites filles à travers le monde. Mais de novembre 2011 à décembre 2016, c’est au cœur de la guerre que va se dérouler sa vie. Voir ses parents qui s’inquiètent, les rues qui se vident et les commerces qui ferment… Puis, au fil des mois, les tirs, les bombes, les « hommes en noir » qui forcent sa famille à fuir.
Un récit unique et poignant, porteur d’un message universel.



Un témoignage bouleversant d’une enfance perdue. Alexis Feertchak, Le Figaro.

 

Prix des lecteurs L’Express-BFMTV catégorie Essais.

 

Mon avis

 

En 2016, Myriam à treize ans. Elle tient un journal depuis 2011, racontant son quotidien pendant la guerre. C’est une chrétienne, d’origine arménienne. Elle vit à Alep.

 

Ce livre n’est pas une fiction. C’est la guerre vue par des yeux d’enfant. En le lisant, on se rend compte, que nous, adultes, nous ne comprenons pas non plus ce conflit.

 

Au départ, Myriam raconte ses journées, avec ses préoccupations d’enfant. Mais au fil des jours, elle narre ce qui change dans son pays. Au début, ce sont les manifestations contre le régime de Bachar Al Assad, puis, les premiers conflits armés. Avec ses mots d’enfant, elle exprime ses peurs et les conséquences sur la vie des habitants. Les coupures d’électricité, la difficulté pour trouver les produits de première nécessité, les tirs, les bombes, l’exil, les morts, les journées passées dans les cages d’escalier pour se protéger des obus, etc. Cette petite fille, comme tant d’autres, ne demandent qu’à vivre sa vie d’enfant et à aller à l’école. On ressent toutes ses angoisses.

 

Ce livre est bouleversant, car on sait que tant de personnes vivent encore cet enfer, à l’heure actuelle. Et tant d’autres perdent la vie. En lisant Le journal de Myriam, j’ai beaucoup pensé au Journal d’Anne Franck. Après toutes ces décennies, se dire que des personnes subissent encore des horreurs, pour des questions d’idéologie ou de religion, est abominable.

 

À l’âge de Myriam, on ne devrait pas connaître quelles sont les différences entre les tirs, les bombes, les Kalachnikov, les douchka, le mortier. Et pourtant, elle les explique dans son journal.

 

Cependant, Myriam est aussi porteuse d’espoir. Malgré toutes les horreurs qu’elle a vues et vécues, elle a gardé son innocence d’enfant.

 

 

Le journal de Myriam est un témoignage fort à lire, pour ne pas oublier.

 

Je remercie sincèrement Babelio et Le Livre de Poche pour ce livre reçu dans le cadre de Masse Critique.