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Enterrées vivantes

Arno Strobel

Éditions de l’Archipel

Quatrième de couverture

Quand elle ouvre les yeux, rien. Le noir total. Si elle essaie de bouger, elle se cogne de tous côtés contre une paroi. Elle se sait prise au piège. Enfermée dans un cercueil, d’où personne ne peut l’entendre crier.


Quand Eva se réveille, elle comprend qu’il s’agissait d’un cauchemar. Mais le soulagement n’est que de courte durée : elle remarque sur son corps des traces de coups, comme si elle avait réellement été molestée ou qu’elle s’était débattue.


Au même moment, à Cologne, la police découvre le corps d’une femme enterrée vivante dans un cercueil… qui n’est autre que la demi-sœur d’Eva. Pour Eva, c’est certain : il ne s’agit pas d’une simple coïncidence. Aussi préfère-t-elle ne pas en parler aux enquêteurs.
Quand, peu de temps après, le cadavre d’une autre femme est retrouvé dans les mêmes conditions, le commissaire Menkhof souhaite d’urgence interroger Eva. Mais celle-ci s’est volatilisée juste après avoir consulté son psy…

Mon avis

Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. J’ai arrêté de lire Enterrées vivantes, peu de temps avant le dénouement, et j’ai entendu des bruits dans ma maison. Il était très tard. De là à penser que je ressentais la tension du livre, il n’y a qu’un pas.
Bien entendu, aujourd’hui, je me suis empressée de découvrir la fin.

 

J’ai adoré ce thriller. Il est angoissant au possible. Il m’a complètement retourné le cerveau.

 

Le duo d’enquêteurs fonctionne très bien. Les suspects sont nombreux. Il n’y a pas un moment d’ennui. Les chapitres sont une alternance de voix et donc de points de vue. Il y a celle d’Eva qui se débat avec ses cauchemars, celle de Menkhof, le commissaire, celle de Britta, une jeune femme paumée, qui semble soupçonner quelqu’un, mais qui ne donne aucun indice, et celle du tueur. Les chapitres sont courts, le rythme est rapide par moments, mais très lent lorsque Eva relate ses rêves affreux, dans lesquels elle est enfermée dans un cercueil. J’ai ressenti l’oppression, le manque d’air ainsi que son angoisse et sa panique. Et quelle horreur de découvrir ses blessures au réveil. Lorsque le tueur racontait sa recherche de nouvelles proies, je tremblais.

 

Arno Strobel joue avec nos nerfs, presque tout le monde est soupçonnable. J’ai trituré mes méninges, en pensant qu’il fallait que je réfléchisse au scénario le plus affreux, si je voulais deviner la fin. J’ai pensé que je lisais beaucoup de thrillers et que je devrais trouver. Mon idée était très tordue, mais Arno Strobel a quand même été plus fort que moi. J’ai fermé Enterrées vivantes en disant « Quelle claque ! » ( j’ai même prononcé un mot vulgaire devant ☺️😀, tant j’ai été impressionnée.😀)

 

Pourtant, une fois que j’ai connu la fin, tout était logique, imparable. La construction de ce thriller est sensationnelle. Toutes les pièces étaient sous mes yeux et je ne les ai pas assemblées. Plusieurs fois, j’ai cru savoir, puis, l’auteur abattait une carte qui faisait s’effondrer mon hypothèse. Arno Strobel joue avec son lecteur. C’est à couper le souffle !

 

Conclusion

Un thriller psychologique, implacable, qui m’a retourné le cerveau et coupé le souffle. J’ai ressenti la panique des victimes, j’ai analysé, trituré mes méninges et je me suis fait avoir. J’ai pris une claque monumentale. Si vous ne craignez pas la peur, foncez !