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Un mariage anglais

Claire Fuller

Éditions Stock

 

Quatrième de couverture

 

Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l’épouse et s’installe dans sa maison en bord de mer.
Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d’écrire ce qu’elle n’arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre. Ainsi commence une correspondance à sens unique où elle dévoile la vérité sur leur mariage, jusqu’à cette dernière lettre rédigée quelques heures à peine avant qu’elle ne disparaisse sans laisser de trace.

 

Mon avis

 

J’ai aimé Un mariage anglais, mais je n’ai pas eu le coup de cœur que j’escomptais.

 

J’avais beaucoup lu de chroniques sur ce livre et de nombreux lecteurs avaient été bouleversés par cette histoire.

 

J’ai énormément aimé l’écriture. Elle est très élégante et j’ai été sensible à la beauté des mots et des tournures de phrases. J’ai lu plusieurs fois certains paragraphes, car j’ai aimé la poésie du texte.

 

La construction du roman est une alternance entre le présent, sous forme de récit et le passé sous la forme de lettres qu’Ingrid a écrites à son mari. Cela donne un nouveau souffle à chaque fois à la narration.

 

J’ai adoré les nombreux passages qui parlaient des livres : ceux qu’on aime lire, ceux qui envahissent la maison, ceux qui sont beaux à regarder, les livres d’occasion qui ont une histoire... Mais ceux qui m’ont subjuguée, ce sont ceux lorsque Gil, professeur de littérature, parle du lecteur et le place au centre du livre.

 

Gil dit que « Tout ce qui compte dans le roman, c’est le lecteur. Sans lecteur, le livre n’a aucun intérêt, par conséquent le lecteur est au moins aussi important que l’auteur, si ce n’est plus. Mais souvent, la seule façon de savoir ce qu’un lecteur a pensé, ce qu’il a traversé pendant la lecture, est d’observer ce qu’il a laissé derrière lui. »

Cet extrait me déculpabilise d’être un peu passée à côté de l’histoire. Cette dernière m’a plu et pourtant, je ne me suis attachée à aucun personnage, je n’ai ressenti d’empathie pour personne. J’ai lu, par exemple, la souffrance d’Ingrid et je n’ai pas réussi à me mettre à sa place. J’ai eu la sensation de lire un texte, d’apprécier ses nombreuses qualités, mais de ne pas rentrer dans l’histoire. J’ai aimé ce que je lisais, mais je n’en ai pas fait partie.

 

Conclusion

 

Un mariage anglais est un très beau roman, superbement écrit, qui rend un très bel hommage aux livres et aux lecteurs. Cependant, bien que je l’aie aimé, je n’ai pas ressenti l’étincelle qui m’aurait fait entrer dans l’histoire. J’ai apprécié les immenses qualités du livre mais je suis restée un peu à distance.

 

Je remercie Netgalley et les Éditions Stock pour m’avoir offert cette lecture.

 

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