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L’humanité en moins

Karine Vivier

Auto-éditée

 

Quatrième de couverture

 

Que peut-il y avoir de commun entre une fillette, un ex-taulard et une mère de famille ?

 

"L'humanité en moins" met en scène trois personnages qui ont, à un moment de leur existence, perdu leur humanité aux yeux de la société. Trois personnages, trois récits parallèles, une même histoire. Un premier roman noir.

 

Extrait

 

C’était toujours le même scénario. « Tu n’es pas là pour penser », lui répétait l’homme, « tu es là pour faire ce que je te dis ». La première fois, c’était sur une autre plage qui ressemblait à celle-ci. Elle avait emmené une autre fillette, plus jeune qu’elle, prendre le goûter dans la camionnette garée près de la jetée. L’homme dans son véhicule avait souri lorsque les deux fillettes étaient arrivées à son niveau. « Mais suis-je bête ? », avait-il déclaré en sortant de sa voiture, « les biscuits sont restés dans le coffre ». « Passe devant, toi », lui avait-il ajouté durement. Il avait ouvert le coffre et poussé l’autre fillette à l’intérieur, qui s’était mise à hurler à pleins poumons lorsque ce dernier s’était refermé brutalement. Puis, la camionnette avait démarré en trombe et ils avaient roulé à tombeau ouvert pendant des heures. Epuisée, la fillette avait fini par s’endormir, le visage collé contre la vitre. Ce qui s’était passé ensuite, elle ne s’en souvenait plus très bien.

 

Mon avis

 

L’humanité en moins est un roman très noir. Le sujet est très dur. Il est question d’enlèvements d’enfants et le ravisseur utilise la fille de sa compagne comme appât. Les personnages sont très noirs, comme le thème le laisse supposer.

 

Le style est percutant, rythmé et sans aucune longueur. Les chapitres sont très courts, et sont une alternance de récits de vie. L’auteure donne, avec parcimonie, des indications sur la fillette, sur son beau-père, sur la mère d’une enfant enlevée, etc. Elle renseigne sur ce qu’ils ont fait, mais aussi sur leurs pensées. C’en est presque dérangeant, parfois, mais l’histoire est construite de telle façon, que l’on ne peut que vouloir comprendre et lire la suite.

 

Il faut dire que Karine Vivier s’y entend pour entretenir le suspense. Elle crée des liens entre les personnages, puis des nœuds qu’elle serre et on ne sait plus ce qu’il faut croire. J’ai fini par sentir qu’elle me menait en bateau et j’ai adoré cela. L’auteure manipule le lecteur qui attend la fin pour tenter de dénouer les nœuds.

 

Ce qui m’a perturbée, c’est que j’ai lu certaines chroniques et il semblerait que je n’aie pas interprété la fin de la même manière. Aussi, j’ai feuilleté le livre et je ne change pas de conclusion. Ou je n’ai pas compris l’histoire ou elle peut se lire de plusieurs manières. Mais, dans les deux cas, Karine Vivier nous a bien eus.

 

Conclusion

 

Des chapitres courts, des personnages noirs, un sujet extrêmement dur, un suspense très grand et un style percutant font de ce livre un page-turner. J’ai énormément aimé L’humanité en moins, qui m'a entièrement absorbée.

 

Je remercie sincèrement Karine Vivier pour ce service presse.