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Le pensionnat des innocentes

Angela Marsons

Éditions Belfond

 

Quatrième de couverture

 

Mélange de frissons et d’émotion brute, un premier roman phénomène, vendu à plus d’un million d’exemplaires.


2004. Par une nuit glaciale, cinq personnes scellent un pacte au-dessus d’une tombe fraîchement creusée.

 

Mais les secrets finissent toujours par remonter à la surface…

 

De nos jours, Teresa Wyatt, ancienne directrice du foyer pour filles de Crestwood, est retrouvée noyée dans sa baignoire.
Au même moment, Crestwood fait la une des médias : des fouilles archéologiques viennent de mettre au jour le squelette d’une adolescente enterrée dans le jardin.

 

Coïncidence ? L’inspectrice Kim Stone n’y croit pas. Et quand les ossements d’autres fillettes sont exhumés, l’affaire prend rapidement un tour personnel pour cette jeune flic au tempérament plus tranchant qu’une lame de rasoir. Elle qui a connu l’assistance publique est bien décidée à rendre justice aux innocentes oubliées de tous dans ce lieu cauchemardesque...

 

Mon avis

 

Kim, l’enquêtrice, a un tempérament bien trempé. Elle est souvent « vacharde » dans ses remarques. Elle fait aussi preuve d’une très grande ténacité. Malgré son caractère très spécial, je l'ai très vite adorée. J’ai ressenti très rapidement que, derrière sa carapace, se cachait un vécu très difficile et qu’elle se protégeait. Je me suis énormément attachée à elle et j’ai été ravie de lire que nous la retrouverons dans une prochaine enquête. Je suis fan des séries qui mettent en scène les mêmes enquêteurs, au fil des livres.

 

Alors, que l’équipe de Kim est chargé d’éclaircir le meurtre de Teresa Wyatt, l’ancienne directrice du foyer pour jeunes filles de Crestwood, des fouilles font remonter à la surface un squelette d’adolescente, dans le jardin de l’ancien pensionnat. À l’époque, des pensionnaires ont disparu. Les deux affaires semblent liées. Kim va prendre certaines libertés avec la loi, afin d’élucider les crimes actuels et anciens. Le suspense est très grand. J’ai trouvé ce thriller addictif, je l’ai dévoré. Je n’avais pas trouvé les coupables.

 

J’ai beaucoup aimé l’aspect psychologique des personnages. Il est très poussé. Cela provoque des émotions positives ou négatives à leur sujet. Il déclenche également de nombreuses interrogations et permet à l’auteure de nous berner.

 

L’ambiance de ce livre est très noire, à l’image de sa couverture. On ressent le côté obscur de Crestwood. Angela a su créer une atmosphère lourde, morose, emplie de tristesse, qui se prête parfaitement aux crimes commis.

 

Enfin, l’auteure, par la voix de Kim, révèle certains dysfonctionnements de foyers et de familles d’accueil, redonne une identité à ces filles qui sont, parfois, considérées comme des numéros. Elle montre les sévices qu’elles peuvent subir, lorsqu’elles sont encadrées par des personnes qui profitent de leurs situations. Elle révèle les souffrances de ces enfants, transférés de foyers en foyers. Angela Marsons rend justice à ces jeunes et attire notre attention sur les dérives institutionnelles. J’ai été très sensible à ce volet social de l’histoire.
Dans le pensionnat des innocentes, le handicap a aussi une place importante et rend hommage aux aidants. L’auteure, sous fond d’intrigues policières, transmet des messages qui m’ont touchée.

 

Conclusion

 

J’ai lu ce livre dans le cadre de notre lecture commune. Je suis ravie du choix qui a été fait, car je l’ai adoré. Ce thriller est très addictif et le suspense est très grand. L’auteure, grâce aux nombreux rebondissements, a réussi à me tromper (j’adore quand c’est le cas). J’ai également été très sensible aux messages délivrés par l’auteure au sujet des enfants en foyer, mais aussi à propos du handicap. Enfin. J’ai beaucoup aimé le développement psychologique des personnages et je suis complètement fan de Kim, cette enquêtrice au caractère bien trempé.