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Dans les bras de Verdun

Nick Dybek

Presses de la Cité

 

SORTIE LE 6 septembre 2018

 

Quatrième de couverture

 

De Verdun à Bologne, de Paris à Santa Monica, une grande fresque sur les amours qui s’épanouissent dans l’ombre des absents.

 

1921. Tom, originaire de Chicago, travaille à l’ossuaire de Verdun. Un jour, il rencontre Sarah, Américaine partie sur les traces de son mari porté disparu. Dans cette petite ville défigurée par l’horreur, les deux déracinés vont vivre la passion la plus forte : celle qui s’épanouit dans l’ombre d’un absent. Des mois plus tard, Tom et Sarah se retrouvent devant un hôpital psychiatrique de Bologne, où un soldat amnésique donne espoir à bon nombre d’endeuillés. Dans l’Italie sous tension, Tom et Sarah font la connaissance de Paul, journaliste autrichien que le cas de l’amnésique intéresse aussi. Chacun d’eux a un secret.

 


1950. À Santa Monica, Tom, devenu scénariste, mène une existence paisible mais morne. Lors d’une soirée à Los Angeles, il recroise Paul. Les souvenirs remontent, fulgurants, et brisent avec eux tous les mensonges passés.

 

Mon avis

 

Tom travaille à l’ossuaire de Verdun. Nous sommes en 1921, la France porte en elle, le traumatisme de la dernière guerre. Ceux qui ont combattu ne seront plus jamais les mêmes et les familles des disparus cherchent des réponses. Où se trouve le corps de l’être cher ? Ou est-il encore vivant ? Comment retrouver sa trace ? Entre les démarches officielles et les rêves proposés par des charlatans, les proches sont prêts à tout tenter pour savoir.

 

Lorsqu’un soldat amnésique est hospitalisé en Italie, il fait espérer les familles de toute l’Europe et de l’Amérique. L’auteur relate les méthodes utilisées à cette époque, pour l’aider à retrouver la mémoire. Il raconte également les procédures mises en place pour découvrir son identité. Le contexte est difficile à Bologne, la montée du fascisme commence à créer un climat de terreur.

 

Sarah est à la recherche de son mari, qui était sur le front. C’est ainsi qu’elle va rencontrer Tom. Dans ce climat très particulier de l’après-guerre, les passions qui se créent ont un goût d’urgence.

 

Cette histoire avait tout pour me plaire. J’ai été très intéressée par le thème du traumatisme des familles qui ne savent pas ce qui est arrivé à leurs proches partis à la guerre. J’ai beaucoup aimé les passages sur cette quête de réponses. La passion amoureuse de Tom et Sarah a un goût d’amertume, car cette femme espère retrouver son mari.

 

Je suis très partagée sur ce livre. Les sujets abordés sont très intéressants, mais je les ai trouvés trop nombreux pour qu’ils soient vraiment exploités. J’aurais aimé qu’ils soient plus creusés. L’histoire alterne avec des passages se passant en 1950, à Santa Monica. J’ai eu la sensation que cela n’apportait pas de valeur ajoutée au récit, et que cela m’avait perdue à certains moments. Ce roman me donne l’impression que Nick Dybek avait voulu écrire plusieurs histoires en une, et j’ai pensé qu’il aurait été mieux d’aborder moins de thèmes, mais de plus les approfondir. Je ne me suis pas énormément attachée aux personnages, comme si l’écriture me tenait à distance.

 

Conclusion

 

J’ai bien aimé Dans les bras de Verdun, mais pas autant que je l’espérais. J’ai alterné entre des phases pendant lesquelles ce roman me passionnait et quelques moments d’ennui. Cependant, cela reste une lecture agréable.

 

Je remercie les Editions Presses de la Cité et NetGalley pour ce service presse.

 

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