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Les fureurs invisibles du cœur

John Boyne

Éditions JC Lattès

 

Quatrième de couverture

 

Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs . Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.
Dans cette œuvre sublime, John Boyne fait revivre l’histoire de l’Irlande des années 1940 à nos jours à travers les yeux de son héros. Les Fureurs invisibles du cœur est un roman qui nous fait rire et pleurer, et nous rappelle le pouvoir de rédemption de l’âme humaine.

 

Mon avis

 

J’ai eu un énorme coup de cœur pour cette saga. Dès les premières pages, j’ai senti que j’allais l’adorer. Il fait 580 pages et, pourtant, j’aurais pu en lire le double tant j’ai aimé Les fureurs invisibles du cœur.

 

Une jeune fille, enceinte, est répudiée par le curé de son village. Elle fuit à Dublin, où elle met son enfant au monde qu’elle fait adopter.

 

Dans ce roman, nous suivons Cyril Avery, de sa naissance, en 1945 jusqu’en 2015. Chaque chapitre correspond à une période sept ans de sa vie. Ses parents ne cessent de lui rappeler qu’ils l’ont adopté, qu’il n’est pas un vrai Avery. Leurs paroles à son égard m’ont fait très mal, même s’ils ne l’ont jamais maltraité. A sept ans, une rencontre bouleverse sa vie. Il s’agit de Julian, qu’il retrouve quand il a quatorze ans. Les deux garçons partagent une chambre, au collège. Cyril se pose de plus en plus de questions sur son orientation sexuelle. Nous sommes au début des années 60, en Irlande, pays où les homosexuels sont emprisonnés.

 

Cyril ! Cher Cyril ! Que je me suis attachée à lui. J’ai partagé ses doutes, j’étais avec lui lorsqu’il a vécu des épreuves. J’ai savouré son humour pince-sans-rire. J’ai regretté certains de ses actes qui ont fait souffrir certaines personnes. Mais quand on aime, on pardonne et on se met à la place de l’être aimé et c’est ce que j’ai fait avec ce jeune homme. J’ai eu mal lorsque Cyril a été malheureux, j’ai été heureuse lorsque le bonheur était à sa portée.

 

John Boyne dénonce les injustices sociales, les discriminations faites aux femmes, le rejet et les accusations dont sont victimes les homosexuels, la façon dont sont traités ces derniers par l’Eglise catholiques. Il raconte les débuts du sida. Il montre les préjugés que subit la communauté LGBT mais aussi, que les droits ne sont pas les mêmes, selon le pays.

 

Malgré les sujets traités et l’émotion, parfois très forte, j’ai souvent souri, lors de ma lecture. L’humour décalé, au milieu d’évènements dramatiques, fait que ce livre n’est pas noir. Certains passages sont bouleversants, d’autres sont plus légers. Mais, il y a aussi de l’espoir qui ressort de cette histoire.

 

Je n’ai parlé que de Cyril mais d’autres personnages sont attachants. Ils sont tous importants. Mais surtout, à l’instar de Cyril, ils sont profondément humains, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs erreurs et leurs bonnes actions. Ce ne sont pas les méchants contre les gentils. Certains m’ont attendrie, d’autres m’ont énervée, certaines fois, c’étaient les mêmes qui provoquaient des sentiments contradictoires en moi. Aucun ne m’a laissée indifférente.

 

Conclusion

 

Que je suis triste d’avoir terminé Les fureurs invisibles du cœur ! J’ai tant aimé ce roman ! C’est une magnifique saga familiale irlandaise, qui m’a provoqué énormément d’émotions, qui m’a bouleversée, qui m’a fait sourire. Dès les premières pages, j’ai été embarquée dans l’histoire, car le style de l’auteur fait que l’on vit l’histoire, on la ressent. Les thèmes dramatiques sont traités sans pathos, tout est juste, dans ce livre. C’est un énorme coup de cœur pour moi et je ne peux que vous le recommander. Je vous envierais presque de pouvoir le découvrir.

Je remercie les Éditions JC Lattès et NetGalley pour ce service presse.

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