C1954B0D-D319-4C60-A099-EE9383CEFD2A

 

 Maman, je t’aime

Chérif Zananiri

 Auto-édité

 

Quatrième de couverture

 

Alors que tout est lent, endormi un peu dolent, une inéluctable tragédie a lieu dans la ville, presque banale, prévisible. Petit drame de tous les jours ; le monde ne va pas s’arrêter pour si peu… Rémi, 21 ans, ne rêve que d’une chose : retrouver sa mère.

 

En étudiant consciencieux, il s’assure d’avoir terminé le mémoire fait en commun avec Marie et Boris, puis, lorsqu’il estime le temps venu, il passe de place en place et se remémore les doux moments vécus avec Louise. Celle-ci lui apparaît belle, amoureuse à fleur de peau et surtout mère : merveilleuse, généreuse, parfois emportée, toujours attentionnée. Tout pourrait être simple si ce n’est que maman-Louise est décédée le jour où Rémi fêtait ses 5 ans.

 

Mon avis

 

Rémi est un jeune homme qui a perdu sa maman alors qu’il était un petit garçon. Il lui a fallu se construire avec l’absence physique de sa mère, mais aussi avec un père peu présent au côté de son enfant.

 

Alors qu’il est étudiant, Rémi décide que le moment de la rencontre avec sa maman est venu. Une course contre la montre démarre pour ses amis, Marie et Boris, qui veulent l’empêcher de commettre l’irréparable.

 

Chérif Zananiri raconte les tentatives de ces jeunes pour sauver leur copain avant qu’il ne soit trop tard. C’est une grande épreuve pour eux, ils ne savent pas comment agir, mais refusent l’inertie.

 

Rémi donne son ressenti actuel, il n’est pas dans la noirceur. Pour lui, mettre fin à ses jours est un aboutissement, c’est la possibilité de revoir sa maman. Il dit quel enfant il a été, sans rien cacher, ni les mauvaises actions qu’il a pu commettre, ni les souffrances et le harcèlement qu’il a pu subir. C’est un enfant touchant, qui a vécu des épreuves et qui ne pouvait que toucher mon cœur de maman.
Le récit est une alternance du passé et du présent.

 

Chaque lecteur lit avec son vécu. En ce qui concerne ce roman, j’ai eu besoin de rester à distance afin de me protéger.

 

En effet, j’ai senti que si je me laissais complètement aller, Maman, je t’aime, risquait de réveiller certaines de mes angoisses, en particulier, celle qu’il m’arrive quelque chose et que ma fille se retrouve sans maman. J’ai déjà pensé que si je n’étais plus là, il était important qu’elle se souvienne que je l’aime plus que tout au monde. Je lui écris souvent des petits mots qu’elle conserve, et je me dis que le jour où je ne serai plus là, elle aura des souvenirs à chérir.

 

Conclusion

 

Chérif Zananiri nous offre avec Maman, je t’aime, un beau roman sur l’absence de repères pour un enfant sans mère. Il décrit le besoin de comprendre le passé, et le mal de vivre qui en découle. Il montre que certains comportements peuvent exprimer un mal-être et qu’il est important de tendre la main à un jeune qui ne sait pas comment dire sa souffrance. C’est aussi une belle histoire sur l’amitié.

 

Je remercie sincèrement Chérif Zananiri pour l’envoi de Maman, je t’aime.