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Les archives de l’insolite

Éric Yung

Éditions Marivole

 

Quatrième de couverture

 

Chaque jour, les journaux, et tout particulièrement les éditions régionales, regorgent d’histoires concernant les êtres que nous sommes. Elles sont, a priori, anodines mais elles recèlent, en elles-mêmes, les aléas de nos propres existences. Elles paraissent ordinaires et pourtant, par on ne sait quelle volonté d’un mystérieux et puissant maître du destin, elles basculent souvent dans l’extraordinaire. Ces faits divers, puisqu’il s’agit de cela, expriment, selon le poète Charles Baudelaire, « l’absurde qui s’installe dans l’intelligence pour la gouverner avec une épouvantable logique ». Et puis, il y a une réalité : ils relatent, tous, la magie des exceptions de la vie ! Dramatiques, tragiques, burlesques, étonnantes, magnifiques et poétiques, ces contingences offrent à celui et à celle qui sait s’émerveiller, des choses de la vie l’occasion de méditer sur la fragile condition humaine.

 

Dans son étude sur le fait divers (Essais critiques) le philosophe et sémiologue
Roland Barthes démontre que celui-ci, « en dépit de son aspect futile et souvent extravagant, porte sur des problèmes fondamentaux, permanents et universels : la vie, la mort, l’amour, la haine (…) la destinée. » C’est dire si ce genre d’information que Barthes qualifie « d’immanente » s’apparente, à la nouvelle et au conte. Ainsi, dans ces Archives de l’insolite, Éric Yung a rassemblé des dizaines d’articles puisés dans la presse nationale et, par la force des récits, les présente sous forme de chroniques dont les sujets dépassent l’entendement. Certaines d’entre-elles paraissent même incroyables. Pourtant, toutes ces histoires sont vraies.

 

À propos de l’auteur

 

De son vrai nom Jean-Bernard Vincent, Éric Yung est un ancien inspecteur de police reconverti dans le journalisme. Inspecteur en Brigade territoriale puis à la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) au 36 Quai des Orfèvres de 1973 à 1978 il est l’auteur du livre La Tentation de l’Ombre, édité au Cherche Midi et chez Gallimard (Folio). Il y raconte, à sa façon, cette période vécue pareille à une exploration ethnologique. Éric Yung entre, en 1980, au Quotidien de Paris. Il participe ensuite au lancement des Nouvelles Littéraires, un titre racheté par l’ancien éditeur Jean-Pierre Ramsay ; il y devient grand reporter. C’est à cette époque (1983) qu’il entre à la direction des programmes de France Inter comme producteur-délégué.

 

Mon avis

 

Ce sont des chroniques courtes sur des faits divers qu’Eric Yung a sélectionnés. Pour chacun, l’auteur indique la région dans laquelle il s’est déroulé et installe le contexte. Chaque événement raconté contient un élément étrange.

 

Entre les cambrioleurs pas très malins, le destin qui rétablit les choses, les voyous qui jouent de malchance, les couples qui vont trop loin, etc, je ne me suis pas ennuyée une seconde.

 

Certaines archives sont tellement incroyables que si l’auteur ne citait pas ses sources, j’aurais pu croire que c’était l’imagination d’un romancier. Mais non, tout est vrai !

 

L’ancien métier de l’auteur doit être pour beaucoup dans la transcription de ces histoires : il est précis, il va droit à l’essentiel, il donne les circonstances, et entretient le suspense en quelques pages.

 

Je fais, souvent, des reproches à certaines personnes de ma famille, lorsqu’elles regardent par la fenêtre ce qu’il se passe. Dans ma région d’origine, on les appelle des « maguettes ». Je me suis identifiée à elles, car j’étais curieuse de lire la chute de chaque récit. J’avais l’impression de suivre les scènes, en étant cachée. J’ai aimé cette sensation alors qu’on le se moque régulièrement de mon manque de curiosité.😀

 

Suite à la lecture d’une chronique, j’ai interrogé mon mari au sujet de notre cheminée… Heureusement, sa réponse m’a rassurée. Même si la majorité d’entre elles sont de notre époque, une autre, se déroulant en 1386, m’a interloquée. Je dois dire que pendant ma lecture, j’ai écarquillé les yeux de nombreuses fois. Certains faits divers sont burlesques, je reconnais avoir aussi souri. L’un d’entre eux, par contre, m’a émue.

 

Je lisais deux-trois chroniques par jour. C’était mon rendez-vous quotidien. Je pense que de ne pas lire ce recueil d’une traite, évite la lassitude et permet de ne pas s’embrouiller.

 

Cachée, derrière le rideau de ma fenêtre, j’avoue avoir pris beaucoup de plaisir à lire Les archives de l’insolite.

 

Je remercie sincèrement Christophe des Éditions Marivole pour ce service presse.