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 Le clos des diablotins

Kim Chi Pho

Auto-éditée

 

Quatrième de couverture

 

Linh, ex enfant chérie d’un quartier de miséreux de Bruxelles, croise Kamel, son ancien voisin et ami d’enfance, sur une ligne du métro parisien. Il l’insulte, la traite de chinetoque et la pousse hors de la rame. Vingt ans sont écoulés depuis la dernière fois qu’ils se sont vus. Désormais, maman célibataire, sa vie est un fleuve dormant qui se perd dans la mer. Quand une averse printanière soudaine verse sur elle sa rage, elle court s’abriter sous les arcades de la place des Vosges. Un inconnu, lui aussi surpris par la pluie se tient à ses côtés. Il reconnaît sa fragrance. Il sait aussi qu’elle mordille les lèvres quand elle embrasse. Depuis longtemps il la cherche mais elle ne le sait pas encore. Il s’approche d’elle, sur la pointe des pieds, de peur qu’elle se sauve une nouvelle fois. Mais elle le quitte. En arrivant à son appartement, elle apprend aux infos que Kamel a tenté de commettre un acte kamikaze à la station du métro où elle était descendue.

 

Née au Vietnam, l’auteure a grandi entre la Belgique et l'Australie. Parisienne depuis 2005 et ex-directrice financière, elle est désormais maman à temps plein. A publié son premier roman intitulé « Mademoiselle numéro 11 »

 

Mon avis

 

Lorsque j’avais lu Mademoiselle numéro 11, je m’étais demandé quelle part d’autobiographie comportait ce roman. Après ma lecture du Clos des diablotins, je suis persuadée que Kim Chi Pho se livre entièrement à nous. Ce livre ruisselle d’authenticité et de sincérité. Quel courage de la part de l’auteure ! Kim Chi Pho est une personne vraie.

 

Aussi, son récit est très émouvant. Kim Chi Pho parle de la femme qu’elle est. Elle faut des retours en arrière. On sent qu’elle cherche à comprendre son passé, tout en expliquant comment celui-ci l’a construite.

 

Alors, c’est vrai, il y a des fautes, mais ce sont des erreurs touchantes. Kim Chi Pho n’a pas grandi en France. Elle s’est approprié le français et cela est super mignon. Le verbe convoiter qui devient « convoitiser », dans son contexte, apporte une touche attendrissante au texte. Selon moi, l’histoire est d’autant plus vraie avec ces petites touches personnelles. Ces dernières donnent un vrai charme au roman et j’ai souvent eu le sourire aux lèvres. Certaines tournures sont poétiques.

 

Dans Le clos des diablotins, plusieurs vies s’entrelacent et Kim démêle les nœuds avec nous. Elles racontent le destin de personnes qu’elle a rencontrées et lorsque j’ai compris les liens qui les unissaient, j’ai été très surprise.

 

Bien entendu, le thème de l’amour maternel a fait résonance en moi. J’aime la façon dont Kim Chi Pho dit les choses simplement, sans artifices, mais avec de la poésie dans les sentiments.

 

Comme dans Mademoiselle numéro 11, l’auteure crée une vraie proximité avec le lecteur. J’ai, une nouvelle fois, eu la sensation d’une relation avec une amie, celle à qui on se confie. Kim Chi Pho ne joue pas, elle montre ses qualités et ses faiblesses. C’est une personne que j’aimerais rencontrer, car j’ai ressenti qu’elle avait un grand cœur empli d’humanité.

 

Conclusion

 

Le clos des diablotins m’a beaucoup émue. Je l’ai lu presqu’un an après Mademoiselle numéro 11, et la fin laisse présager un troisième roman, que j’attends avec impatience.

 

Merci beaucoup, Kim, pour ta confiance et l’envoi de ton livre.