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 La terre qui demeure

Claude Michelet

Éditions Presses de la Cité

 

Quatrième de couverture

 

Jean Bordare est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui se transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l’amour presque charnel pour les quelques hectares qu’elle cultive… Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l’uranium, d’autres, investir bientôt dans de futures habitations… En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer. Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d’or. Il est seul contre tous pour que sa terre demeure…

 

Mon avis

 

Il s’agit de la réédition du premier roman de Claude Michelet. Dans une préface, l’auteur insiste sur le fait que cette histoire a dormi des décennies dans son tiroir. Il a accepté la parution de ce titre, qu’à la condition qu’il ne soit pas amélioré et que le chemin de ce manuscrit soit indiqué aux lecteurs.

 

Alors que j’ai dans ma PAL, l’intégrale Les gens de Saint-Libéral, il s’agit de ma première rencontre avec cet auteur.

 

Au milieu des années 60, dans la vallée des Aulnes, certains agriculteurs se sont enrichis, grâce à la présence d’uranium sur leurs propriétés. Un promoteur immobilier voit, dans ce paysage, une occasion de faire une fructueuse affaire. Il décide d’acheter toute la vallée. Cependant, il ne présente pas son projet de cette manière. Il sait qu’il va devoir traiter avec des paysans qui, même s’ils souhaitent changer de vie, ne veulent pas que les terres, qu’ils ont travaillées, soient dénaturées.

 

Deux hommes refusent catégoriquement de vendre, quel que soit le prix proposé. L’un est virulent, sanguin, prêt à tout pour défendre son bien. L’autre est posé, calme et diplomate. Ils font front à l’ensemble du village.

 

Claude Michelet décrit l’évolution du milieu rural, dans les années 60. Il explique les regroupements qui ont permis des progrès dans l’agriculture. Il relate cette période-charnière pendant laquelle l’urbanisation et la vie citadine attiraient des agriculteurs. Il parle des paysans, attachés à la terre qui a nourri plusieurs générations, qui souhaite connaître le confort du monde moderne. Le chant des sirènes peut en charmer certains, mais connaissent-ils toutes les conséquences ?

 

Avec un style simple et abrupt, comme l’est le caractère de Bordare, le personnage principal, Claude Michelet, raconte les querelles entre les villageois, les coups fourrés, etc. Quel camp emportera cette bataille ?

 

Conclusion

 

Les Éditions Presses de la Cité ont bien fait de rééditer ce roman qui constitue les prémices de l’œuvre de Claude Michelet et me donne envie de découvrir les suivants. La divergence d’intérêts entre les protagonistes est toujours d’actualité. L’opposition entre le monde rural et le monde citadin est très intéressante. J’ai beaucoup aimé la chute de l’histoire.

 

La terre qui demeure est un roman du terroir, court, qui se lit très vite et qui m’a fait passer un bon moment.

 

Je remercie Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour ce service presse.

 

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