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 Nous n’irons plus au parc

Paulina Loup-Shinkawa

Publishroom

 

Quatrième de couverture

 

Adèle et Junichiro vivent à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Et pourtant, ils partagent depuis toujours les mêmes angoisses et les mêmes rêves.

 

Dans ce roman empreint de réalisme onirique à la Murakami, il est question de fantômes, de magie, de peurs et surtout d’amour.

 

Laissez-vous happer par les histoires de ces deux héros, qui se répondent au gré des pages dans une ritournelle enivrante et dépaysante. Adèle et Junichiro parviendront-ils à se réconcilier avec leur passé ?

 

Pour échapper à la violence familiale, une petite fille se crée un jardin secret, et part en quête de ses frères morts en bas âge. Elle tente d’entendre leurs voix sur la vieille radio reléguée au cagibi, joue à cache-cache avec leurs ombres dans le parc, cherche à les invoquer lors d’une cérémonie magique, puis s’égare dans un voyage onirique en compagnie d’amis imaginaires.

 

Elle grandit, mais ne pourra jamais les oublier.

 

Pendant ce temps-là, au Japon, un petit garçon solitaire et secret vit un grand amour avec une fillette, qui meurt tragiquement. Elle revient le hanter, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Avec une bande de copains, ils imaginent toutes sortes de stratagèmes pour que son yurei (son fantôme), trouve enfin la paix.

 

Ils vont se croiser, se rencontrer, s’aimer, partir ensemble au Japon, où ils trouveront chacun le moyen de se réconcilier avec les fantômes de leurs passés respectifs.

 

Mon avis

 

Je suis complètement sortie de ma zone de confort avec ce titre. Je ne lis pas de fantastique, je ne crois pas aux légendes, je ne connais absolument pas la culture japonaise.

 

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé Nous n’irons plus au parc. La plume de l’auteure n’est pas étrangère à cela. C’est un livre superbement écrit, Paulina Loup-Shinkawa raconte et on est suspendus à ses mots.

 

Telle une conteuse, elle nous fait voyager entre la France et le Japon, auprès de deux enfants qui ne se connaissent pas. Tous les deux vivent des tragédies. Des enfants qui leur sont très proches meurent et tous les deux sont seuls face à leur douleur.

 

Les chapitres alternent entre les deux protagonistes. Le fantastique se mêle au réel. Cela m’a donné l’impression de spirales, les histoires font comme des boucles qui se rejoignent à certains points, mais continuent à avancer, jusqu’à ce que cela s’emmêle. Le récit est vraiment très bien construit.

 

Des mots japonais s’imbriquent dans le texte. Toutes les définitions se trouvent dans un lexique à la fin du livre. Sur la liseuse, ce n’était pas pratique, aussi je ne l’ai consulté qu’à la fin. Cependant, j’ai tout compris puisque, dans la phrase, le sens était explicité.

 

Dans ce roman, il y a beaucoup de sensibilité. On ressent la détresse, la souffrance et la solitude de ces petits. Le mystère apporte tour à tour, une pincée d’espoir, de noirceur, de suspense. Des passages évoquent le merveilleux, d’autres font peur. Le bon côtoie le mauvais.

 

J’ai aussi beaucoup aimé la chute de l’histoire.

 

Conclusion

 

Nous n’irons plus au parc est un roman superbement construit, avec un style empreint de délicatesse et de sensibilité. Je l’ai beaucoup aimé alors que ce n’est absolument pas le genre de livres que je lis habituellement.

 

Je pense que si vous êtes adeptes du fantastique, vous pourriez même avoir un coup de cœur pour Nous n’irons plus au parc.

 

Je remercie sincèrement Anaelle des Éditions Publishroom pour ce service presse.