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 Hier encore

Luca Tahtieazym

Auto-édité

 

Quatrième de couverture

 

Des gosses qui dansent au bord du précipice.
Une fugue.
Une odyssée.

Et vingt ans plus tard, les fantômes du passé qui viennent réclamer leur dû...

 

Mon avis

 

Je ne connaissais Luca Tahtieazym que par son nom difficilement prononçable et par son humour sur les réseaux sociaux, mais je ne l’avais jamais lu. C’est ma première rencontre avec cet auteur et il m’a fallu reprendre mes esprits avant d’écrire ma chronique. En effet, je pourrais vous citer tous les termes dithyrambiques, mais il me faut essayer d’écrire une critique constructive.😀

 

En 1958, des enfants en souffrance décident de partir de leur village. Ils sont trois : Élise et son frère Simon, qui vivent un enfer auprès de leur père très violent et leur ami Romain qui vit à l’orphelinat. Leur plan est très réfléchi, ils n’ont pas le droit à l’erreur. Leur destination est le maquis. Leurs exemples, ce sont les résistants.

 

Mais ils sont jeunes, ces enfants. Il faut se nourrir, se cacher, et marcher, marcher et encore marcher, pour ne pas être retrouvés. Ils font des rencontres. Une, très belle, celle d’un chien, qu’avec beaucoup d’humour, ils prénomment « Dégage ». Ce sont des enfants très malins et intelligents, malheureusement cela ne protège pas de tous les dangers. Il existe des personnes qu’il est préférable de ne pas croiser…

 

La première partie relate la fugue de ces petits : les épreuves qu’ils subissent, les liens très forts entre eux, leur personnalité, leur courage. Le texte est rempli d’émotions, ces enfants sont attachants et on tremble. Qu’est-ce qu’on tremble pour eux ! Le chemin est rempli d’embûches, ils vont vivre des horreurs et des drames. J’ai eu mal, j’ai pleuré. J’ai espéré, j’ai été désespérée, puis j’ai espéré à, nouveau, puis j’ai eu peur, etc. Les rebondissements s’enchaînent, sans que l’on devine ce qui va se passer.

 

La deuxième partie est très courte. Elle donne des bribes d’informations sur la période de 1958 à 1977. Ce sont des articles de journaux. Le rythme est vif. Le cœur est suspendu à ces dépêches.

 

La troisième et dernière partie nous emmène vingt ans après… avec une fin magistrale.

 

Pour moi, ce livre est une bombe.

 

J’ai tout d’abord été impressionnée par le style de Luca Tahtieazym. Le mot est toujours choisi à bon escient, le langage est cohérent avec l’époque et l’âge des enfants. Le vocabulaire est riche et savoureux. Pour moi, qui suis très sensible à l’écriture, j’ai été exaltée par celle de l’auteur. C’est une plume qui passe merveilleusement les émotions, que ce soit celle de la peur, de l’attendrissement, de l’humour, de la tendresse, de la haine, etc. Quel talent !

 

Élise est une amoureuse des livres. J’ai adoré la place de la littérature dans Hier encore. C’est très bien dosé et j’ai été très sensible à ces passages.

 

Les personnalités sont extrêmement travaillées. Que ce soient les protagonistes ou les personnages secondaires, ils ont tous provoqué une réaction en moi, qu’elle soit positive ou négative. J’ai ressenti de l’amour pour certains, de la haine pour d’autres. Aucun ne m’a laissée indifférente.

 

La construction de l’histoire est fabuleuse. On dirait un scénario, tout s’imbrique parfaitement et naturellement. Il n’y a aucun temps mort. Des scènes angoissantes alternent avec des moments de tendresse. Hier encore est un livre qui m’a émue et attendrie, mais aussi tenue en apnée et révoltée. Je l’ai dévoré avec le cœur battant.

 

Conclusion

 

C’est le moment de dire tous les mots qui expriment mon ressenti : c’est une claque magistrale, de la bombe livresque. C’est un livre magnifique que j’ai lu, le cœur serré. Mais c’est aussi un formidable suspense qui m’a fait trembler. L’écriture est merveilleuse. C’est un superbe roman qui laissera son empreinte en moi.

 

Évidemment, vous avez compris que Hier encore est un coup de cœur absolu.

 

Je remercie Luca Tahtieazym pour sa grande gentillesse et pour ce service presse.