71704DE7-CAA6-4097-9205-6F7796E60338

 

Ciao Bella, La vie l’emportera

Mélinda Schilge

Auto-éditée

 

Quatrième de couverture

 

Ingénieur, Benjamin se révèle incapable de réagir à un projet visant à déverser des drones autonomes au cœur des villes. Il pressent que le programme est un danger pour les populations, même si l’engin doit bénéficier de son propre réseau, mais il est entravé par le poids du suicide de sa tante, et son enthousiasme pour la haute technologie a pris fin en Afghanistan, où il a appris à ses dépens qu’un esprit malveillant peut transformer le drone en arme. 

 

 

Les intérêts de Buleo, son entreprise, et ceux du ministre des transports, ou même ceux de Tanya, sublime arriviste en charge de la communication du projet, sont autant d’obstacles à franchir, et les stratagèmes qu’il imagine ne suffisent pas à ébranler une machinerie bien huilée, soi-disant au service de tous.

 

Parallèlement, Habib Khan, l’Afghan à l’origine du drame qu’il a vécu en Afghanistan, poursuit ses manœuvres pour parvenir à utiliser le Junction à des fins de vengeance. Il compte sur son frère Mahdi, et sur sa femme Asima, réfugiés en France, avec qui il a engagé une lutte contre les talibans…
Benjamin parviendra-t-il à recouvrer l’envie de se battre ? En aura-t-il les moyens ? Sera-t-il de taille face à l’ambition démesurée des Français, et à la détermination de Khan ?

 

Mon avis

 

Benjamin, ingénieur spécialisé dans les drones, revient dans son village natal où se situe le siège de la société qui l’emploie. Il a travaillé dans plusieurs filiales à travers le monde.

 

Son entreprise, Buleo, finalise un programme qui permettra à des drones autonomes d’effectuer des livraisons. Les villes qui accepteront de prendre part à ce projet seront équipées de dronavenues.

 

Or, Benjamin, pour qui les drones sont toute sa vie, veut freiner la mise en œuvre. En effet, il pense que les conditions de sécurité ne sont pas réunies. Il sait que l’engin peut être détourné et utilisé comme une arme.

 

Cependant, personne ne veut l’écouter : ni la direction de son entreprise, ni le ministre des transports, ni ses collègues. Il est esseulé dans son combat.

 

Ce livre montre que les avancées technologiques doivent être entourées de précautions. Le progrès comporte des risques énormes alors que le terrorisme fait rage. Malheureusement, comme le démontre Ciao Bella, la vie l’emportera, ce sont souvent les intérêts financiers qui prédominent. Lorsqu’il est question d’argent, les lanceurs d’alertes ne sont pas toujours écoutés et la population est mise en danger. Ce roman ne dit pas qu’il faut empêcher les découvertes, mais qu’il faut anticiper les détournements qui peuvent être faits afin de les contrer dans la conception.

 

Alors que Benjamin ne peut pas révéler pour quelle raison il est certain que les dronavenues constituent un danger, c’est sa rencontre avec Stella, une petite fille de neuf ans, qui lui donne la force pour répondre de ses actes passés. Lorsqu’il s’agit de protéger des enfants, les barrières sautent et les langues se délient.

 

Ce récit qui peut inquiéter, tant il se rapproche de la réalité, est éclairci par la petite fille, qui a son propre combat à mener. Son innocence et son courage insufflent un nouveau souffle aux adultes.

 

Conclusion

 

J’ai lu ce livre, deux jours après que mon mari se soit étonné de voir voler un drone près des habitations. Heureusement, que les évènements ne sont pas produits dans le sens inverse. Mélinda Schilge montre que toute avancée technologique a son revers et que malheureusement, l’argent est souvent le décisionnaire quand il s’agit de prendre des précautions. Malgré le sujet inquiétant, le récit est allégé par l’entourage de Benjamin, et le mélange crée une histoire très agréable à lire. 

 

Ciao Bella, la vie l’emportera est un livre qui fait réfléchir à notre monde moderne.

 

Je remercie sincèrement Mélinda Schilge pour ce service presse.