7A35203A-8637-4DC3-A4D3-33C3C2BDF8B3

 

Terminus Garabit

Sylvie Baron

Éditions Calmann-Levy

 

Quatrième de couverture

 

Folie meurtrière sur le Viaduc de Garabit



À quinze ans, Marc et Simon vivaient aveuglément leur été : braver les interdits et franchir en courant les six cents mètres du célèbre viaduc ferroviaire de Gustave Eiffel cent mètres au-dessus du vide pour entrer dans l’âge d’homme et retrouver Gloria et Pauline de l’autre côté.

 

Vingt ans plus tard, Marc, hanté par ses souvenirs revient au pays.

 

Il découvre un terroir qui lui paraît abandonné. Même la ligne de chemin de fer, sa ligne, est menacée de disparition comme un trait tiré sur son enfance.

 

Il n’hésite pas à s’engager auprès de ceux qui se battent pour la survie de leur territoire. Mais son principal combat est pour Gloria, pour l’amour de Gloria malgré son terrible accident.

 

Quel accident ? Avant même de découvrir la vérité, Marc comprend qu’une menace est toujours là et qu’il n’échappera pas aux fantômes du passé…

 

Mon avis

 

Marc, professeur d’histoire-géographie, est muté à Saint-Flour. Ce sont les lieux de son adolescence. A quinze ans, il a passé un été mémorable avec Simon, Gloria et Pauline. C’étaient les vacances de toutes les audaces et de tous les dangers. Le dernier jour, il a été profondément blessé par ce qu’il a considéré comme une trahison de la part des deux filles.

 

Ses trois anciens compagnons de jeux habitent toujours près du viaduc de Garabit. La ville a bien changé en vingt ans. Les habitants mènent un combat contre la fermeture de la ligne de chemin de fer.

 

Des manifestations s’organisent, il faut sensibiliser les usagers afin que les campagnes ne meurent pas. Presque malgré lui, Marc est recruté pour mener des actions. Ce roman sensibilise le lecteur sur la désertification. Sylvie Baron décrit la vie dans ces lieux où tout le monde se connaît et où les ragots et la médisance se mélangent à l’entraide et à la solidarité.

 

Alors que Marc espère exorciser les fantômes du passé, certaines de ses nouvelles connaissances aimeraient qu’il soit plus ancré dans le présent.

 

Mais un événement va bouleverser la vie de Saint-Flour : une mort inexpliquée d’une figure locale. Est-ce un accident, un suicide ou un meurtre ? Mes certitudes volaient en éclats en même temps que celles des protagonistes. C’est le deuxième livre que je lis de Sylvie Baron. Comme dans Le Cercle des libraires, que j’ai adoré, l’auteure s’est amusée avec moi. J’ai envisagé toutes les possibilités et je n’ai su la vérité, qu’à la fin, lorsqu’elle a décidé de nous la révéler. Sylvie Baron est la reine du twist, parfaitement orchestré.

 

Mais cela ne suffit pas à Sylvie Baron de nous surprendre. Elle a si bien dépeint les personnages que nous y sommes attachés. Aussi, les sentiments sont mêlés au suspense, et certaines vérités font mal. Pour expliquer le drame, les personnalités de chacun sont explorées.

 

Conclusion

 

J’ai adoré Terminus Garabit. Le passé, les secrets, la jalousie et les trahisons côtoient l’amitié, la solidarité et les causes justes. Dans ce roman, il y a beaucoup de tendresse et du suspense. Le chemin de fer s’oppose à la route et c’est le combat du pot de terre contre le pot de fer qui est conté. Tout en emportant le lecteur dans son histoire, Sylvie Baron réveille les consciences. C’est le deuxième livre que je lis de cette auteure et j’ai très envie de lire ses autres livres.

 

Après avoir lu Terminus Garabit, vous comprendrez pour quelle raison, je regarderai, maintenant, les cerises griottes avec amusement.

 

Ce roman est sorti le 6 mars 2019.

 

Je remercie sincèrement Sylvie Baron et Antoine des Éditions Calmann-Lévy pour ce service presse.

De la même auteure

Le Cercle des derniers libraires