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 Ce qui ne tue pas

Rachel Abbott

Éditions Belfond

 

Quatrième de couverture

 

Rivalité féminine, faux-semblants, manipulation et vengeance mortelle… La reine du polar anglais revient en force avec un thriller aussi retors qu’addictif.

 

Cleo North sait qu’elle devrait se réjouir pour son petit frère Marcus. Pourtant, rien n’y fait, elle ne sent pas du tout sa nouvelle compagne, Evie, et voit d’un très mauvais œil l’influence croissante de la jeune femme sur son frère. Et puis que signifie cette propension à se blesser « accidentellement » sans arrêt ? Une manière d’attirer encore davantage l’attention de Marcus ? Comme si son pauvre frère, cet artiste si talentueux et si vulnérable, n’avait pas été déjà assez éprouvé par le décès de sa première épouse…

 

Un soir, un appel à la police, deux corps retrouvés dans la somptueuse demeure des North. Celui de Marcus sans vie, celui d’Evie ensanglanté. Un jeu sexuel scabreux ? Une dispute qui aurait mal tourné ?

 

Derrière les apparences, qui est le bourreau et qui est la victime ? À travers les voix d’Evie et de Cleo, deux visages du défunt émergent. Pour l’agent Stephanie King commence l’enquête la plus brutale, la plus ahurissante de sa carrière.

 

Née près de Manchester, Rachel Abbott vit en Italie. Après Illusions fatales, Le Piège du silence, Une famille trop parfaite et La Disparue de Noël, Ce qui ne tue pas est son cinquième roman à paraître en France.

 

Mon avis

 

C’est la deuxième fois que la police se rend dans la maison de Mark North, un photographe talentueux. La première fois, l’agent Stephanie King avait enquêté sur la mort de Mia, la première femme de l’artiste.

 

La scène qui accueille les forces de l’ordre est glaçante. Dans le lit, se trouve une femme, le corps tailladé et ensanglanté. Elle dit qu’elle a tué Mark.

 

La première partie raconte les événements survenus trois mois plus tôt, ainsi que la rencontre entre Mark et Evie. La jeune femme n’a pas réussi à se faire accepter par Cléo, la sœur de son amoureux. Cette dernière n’accepte pas son influence et ne comprend pas pourquoi Evie se blesse si souvent. Est-ce pour attirer l’attention ? Cléo voue un amour très fort à son frère. Leur relation est fusionnelle.

 

Dans la deuxième partie, nous assistons au procès. La vie conjugale est épluchée. Quelles sont les circonstances du meurtre ?

 

Enfin, la dernière partie relate ce qu’il s’est passé après le verdict.

 

Tout au long de l’histoire, les voix et les versions se mélangent. Nous ne sommes jamais perdus, car aussi bien les caractères que les façons de s’exprimer sont empreints de la personnalité de chaque personnage. Les portraits psychologiques sont saisissants de véracité et de trouble à la fois.

 

Mes convictions ont souvent été ébranlées dans ce suspense psychologique. A chaque fois que je croyais détenir la vérité, un détail me chagrinait ou une révélation faisait s’effondrer ma théorie. Il est difficile de se repérer dans tous les mensonges. Tous les personnages ont des zones d’ombre et des secrets à protéger. Ils semblent tous avoir une dose de perversité et en même temps, une part d’innocence. Qui croire ? Qui est victime ? Qui est coupable ?

 

Les indices sont semés par l’auteure, au fil des pages. Peut-on lui faire confiance ? Ne nous manipule-t-elle pas ? Avec Ce qui ne tue pas, notre échelle de confiance baisse. Tout le monde est sujet à caution.

 

J’ai adoré ce huis clos que j’ai dévoré. Il me fallait lire la suite, car je ne savais plus si je devais faire confiance à ce que mon cerveau et mon intuition me soufflaient.

 

Vengeance et manipulation sont les maîtres mots de ce drame domestique.

 

De la même auteure

 

La disparue de Noël

 

Je remercie sincèrement NetgalleyFrance et les Éditions Belfond pour ce service presse.

 

#NetGalleyFrance #Cequinetuepas #RachelAbbott #Belfond #avispolar