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 L’hôtelière du Gallia-Londres

Bernadette Pecassou

Éditions Flammarion

France Loisirs

 

J'ai lu L’hôtelière du Gallia-Londres dans le cadre de Top Lectrice 2019 France Loisirs. Merci au Club pour cet envoi. Ce livre est présent dans le nouveau catalogue France Loisirs.

 

Quatrième de couverture

  

« Inès avait l’air de l’ange qu’elle n’était pas. Marie l’avait compris. Fille unique, elle était la future héritière de l’hôtel le plus prestigieux de Lourdes situé au pied des sanctuaires, là où se pressaient les foules de pèlerins et où vivaient les propriétaires des affaires les plus florissantes, ceux de la haute.»

Sur fond d’intrigues au cœur d’un palace luxueux, dans une ville mystique jusque dans sa pierre de granit et ses brumes hivernales, L’hôtelière du Gallia-Londres brosse le portrait de destins individuels dans une société en pleine mutation. Des années 1950 à nos jours, entre essor de l’hôtellerie moderne et déchirements de la société, la rivalité de Marie et d’Inès est une histoire de pouvoir, de foi et de courage.

 

Mon avis

 

L’apparition de la Vierge devant Bernadette Soubirous, en 1856, a permis le développement de la ville de Lourdes.

 

L’hôtelière du Gallia-Londres commence en 1956. Nous suivons plusieurs adolescentes et leurs familles : des riches, celles d’Inès et de Béatrice et des plus modestes, celles de Marie, Josy et Chantal.

 

À Lourdes, il y a de la place pour les petites pensions dans lesquelles on se sent comme chez soi et des hôtels de luxe. Pourtant, à la fin des années 60, l’hôtellerie évolue. Elle commence à intéresser des promoteurs immobiliers, il faut se démarquer pour attirer les pèlerins. De nombreuses professions gravitent autour des hôtels : les boulangers, les chauffeurs de cars, etc. Bernadette Pecassou montre ceux qui suivent le progrès et ceux qui estiment qu’il ne faut rien changer.

 

A cette époque, malheureusement, les femmes n’ont pas voix au chapitre. Les hommes pensent qu’elles doivent faire rentrer l’argent, mais que c’est à eux de décider la manière de le dépenser. L’auteure montre les frétillements du désir d’émancipation de la part des femmes. Les mères veulent que leurs filles gagnent leur autonomie. Bernadette Pecassou montre que sans les femmes, beaucoup de commerces auraient coulé et pourtant, elles dépendent des hommes de la famille. Elles sont sous l’autorité des pères, des frères, des époux. Les personnalités les plus développées sont celles d’Ines et de Marie. Tout les oppose et pourtant, elles sont, toutes les deux, marquées par l’héritage familial. Elles souhaitent une autre existence que celles qui les ont élevées.

 

Au centre de la vie des jeunes filles, il y a Paul. Il est le frère de Josy. Elles sont plusieurs à vouloir être sa petite amie. Les intrigues amoureuses donnent du piment à ce livre historique et les rebondissements sentimentaux m’ont captivée.

 

Une rivalité très forte oppose Inès et Josy. Cette dernière ne supporte pas les privilèges dont bénéficie son ennemie, de par sa position aisée. A travers elles, l’auteure dépeint les contrastes entre la Bourgeoisie et la classe sociale plus modeste.

 

Ce livre montre le développement de la vie de Lourdes. Le catholicisme est à l’origine de son essor et l’auteure explique de quelle manière les instances religieuses et les acteurs du tourisme sont liés. C’est un hommage à ces femmes qui travaillaient du matin au soir, qui terminaient leur journée très tard, après les processions. C’est aussi une description de leur désir d’émancipation et de tout ce qui les entravait à la fin des années 50, sous la domination des hommes, alors que tout reposait sur leurs épaules. C’est un livre historique qui est agrémenté par l’histoire de quatre jeunes filles. Nous les suivons lorsqu’elles sont adolescentes, puis femmes et enfin grand-mères. Les trahisons, les vengeances, les souffrances, les rivalités et les liens d’amitié très forts rendent la lecture prenante. En effet, les révélations sont surprenantes et ce roman est riche en rebondissements. Il montre aussi que sous les apparences, peuvent se cacher de grandes souffrances.

 

J’ai aimé les ramifications qui relient les personnages. Cela donne du pétillant au récit.

 

Conclusion

 

L’hôtelière du Gallia-Londres est un roman historique et sociologique, pimenté par des intrigues amoureuses pleines de rebondissements. La chute m’a beaucoup plu car elle donne une sensation de triangles entre plusieurs protagonistes, tout en donnant l’impression de fermer une boucle.

 

 J’ai beaucoup aimé L’hôtelière du Gallia-Londres.